juillet 28, 2006
classification
DES MALADIES MENTALES
Pour se retrouver dans un monde qui paraît d'abord chaotique et en désordre, l'esprit humain est porté à l'organiser, à le doter d'une structure qui donne au moins des repères. Il a ainsi, par exemple, distribué par catégories ou par classes le règne minéral, végétal et animal. Tout en ayant un fondement dans la réalité, ces classifications comportent un certain aspect aléatoire et dépendent d'une convention entre pairs. Cet effort de classification se retrouve par rapport aux maladies physiques. Il n'est pas surprenant qu'on l'a fait aussi au niveau des maladies mentales. Mais, est-on en droit et est-ce possible de classifier ces maladies à l'instar des maladies corporelles? De quelle sorte de classification en est-il question?
Au niveau théorique, on a noté qu'il existe trois sortes de classifications possibles. Dans l'Antiquité, on connaissait déjà la classification dite naturelle qui s'appuie sur un certain bon sens, par exemple aller du général ou particulier, du plus foncé au moins foncé, etc. Hippocrate distinguait ainsi entre la méalncolie qui est une atteinte mentale chronique sans fièvre ni agitation, la manie qui est une atteinte mentale avec agitation mais sans fièvre, et la phrenitis qui est un trouble aigu avec fièvre. Les maladies mentales sont alors traitées comme des entités morbides spécifiques. C'est surtout au 19ième siècle que Kraepelin en Allemagne et Magnan en France avait recours à ce type de classification.
Cependant, la classification par série s'imposait à ceux qui portaient leur attention plus sur les personnes malades que sur les maladies. Encore de nos jours, nous entendons parler, par exemple, de déficients lourds, moyens et légers. Mais sur quel critère s'appuyer pour établir une série? Devant cette difficulté, on est porté à recourir à la classification dite artificielle, souvent fondée sur des méthodes statistiques et qui exige bien sûr un effort de concertation pour qu'on désigne les mêmes choses par les mêmes mots.
Ellenberger (1963) parle alors des illusions de la classification psychiatrique. Sans nier la validité de toute classification, il attire l'attention sur trois causes principales d'erreur. D'abord sur celle résultant d'une orientation d'esprit trop exclusivement portée vers l'aspect concret (classifcations pragmatistes) ou vers l'aspect abstrait (classifications idéalistes)d'une classification. Ensuite sur celle due à une projection inconsciente de schémas intellectuels, entre autres d'ordre numérique, linguistique, et sociocentrique. Au sujet de Freud, on disait qu'il n'avait jamais appris à compter plus loin que le chiffre 2. Enfin, une troisième cause d'erreurs peut provenir de motivations névrotiques d'un classificateur poussé par un effort obstiné pour résoudre certaines contradictions internes d'une réalité donnée. Les données biographiques de certains grands pionniers en psychiatrie semblent aller en ce sens.
Les classifications en psychiatrie soulèvent donc plusieurs points d'interrogation. Les maladies mentales ne se laissent pas aussi facilement classifier que les roches, les plantes ou les animaux. En outre, l'étiquetage risque d'escamoter l'importance de la relation humaine entre le thérapeute et le patient et expose à traiter une maladie dans une approche plutôt restreinte au lieu de répondre aux besoins complexes d'une personne malade. En reconnaissant les limites de toute classification en psychiatrie, nous serons en mesure de mieux évaluer les deux grands systèmes classificatoires ayant cours dans le monde médical et psychiatrique, soit le CIM (Classification internationale des maladies mentales), édité par l'OMS - et utilisé par la Régie de l'assurance-maladie du Québec -, et le DSM ("Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders", Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) relevant de l'American Psychiatry Association. Très différents au début, ces deux ouvrages de référence standard, tout en comportant des différences, se suivent maintenant de près.
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DSM histoire
Histoire du DSM
Il est important de garder à l'esprit que le DSM est d'un certain point de vue un document historique, évoluant régulièrement. En effet, l'approche scientifique en médecine nécessite la création de catégories, de taxonomies, et de diagnostics reposant sur des modèles statistiquement validés. Cette validation repose sur le consensus de la communauté scientifique, la méthode retenue étant un vote des membres de l'APA (Association Américaine de Psychiatrie).
- La première édition (DSM-I) a été publiée en 1952. Celle-ci comprenait 60 pathologies différentes.
- La deuxième édition (DSM-II) a été publiée en 1968. Cette édition comprenait alors 145 pathologies différentes.
Ces deux premières éditions du manuel étaient très fortement influencées par le modèle psychanalytique des pathologies psychiatriques (psychanalyse). Dans ce cadre théorique, la classification des troubles était structurée par la distinction entre deux formes majeures de pathologies psychiatriques, les psychoses et les névroses. Les pathologies psychiatriques étaient systématiquement considérées comme un continuum allant de la normalité à la pathologie sévère. En conséquence, il n'y avait pas de distinctions claires entre ce qui était considéré comme normal et comme pathologique. Une part très importante de la population générale était alors susceptible d'être diagnostiquée comme porteuse d'une pathologie psychiatrique, les classifications n'étant pas discriminantes. On insistait alors sur l'intensité du trouble qui est depuis lors (et encore actuellement) jugée sur les difficultés de fonctionnement personnelles et interpersonnelles des sujets. Le DSM-II fut l'objet de nombreuses controverses . Un des exemples les plus célébres est la controverse autour de la nature pathologique de l'homosexualité. Celle-ci a été retirée du manuel diagnostic au cours d'un vote parmi les membres de l'APA en 1973 faisant suite à 3 années de manifestations par les associations représentant les homosexuels.
- La troisième édition (DSM-III), a été publiée en 1980 et reconnait 230 pathologies psychiatriques différentes. Cette édition marque un changement majeur dans la classification des pathologies psychiatriques puisqu'elle se traduit par l'abandon du modèle psychanalytique au profit d'un modèle biomédical. Ainsi, le DSM devient athéorique puisqu'il ne reconnait plus d'étiologie de référence aux troubles psychiatriques. Par contre l'un des arguments majeurs de sa création était de faciliter une approche randomisée des essais thérapeutiques afin de valider les nombreuses molécules nouvelles que les laboratoies ont mis sur le marché depuis le début des années 1970. Il retient également une approche catégorielle de la pathologie psychiatrique délimitant des populations porteuses de pathologies, clairement définies sur la base de critères cliniques. Cette troisième édition a été publiée sous une version révisée (TR, "text revised") en 1987, dans laquelle de nombreux critères et syndromes ont été affinés.
- La quatrième édition (DSM-IV), a été publiée en 1994 et reconnait 410 troubles psychiatriques. La version actuellement utilisée est une révision mineure de ce texte, le DSM-IV-TR qui a été publiée en 2000. Cette édition prolonge et approfondit le travail entammé avec le DSM-III.
- Une cinquième édition est en développement et est prévue pour 2011. Ce projet est en cours depuis 1999. Des groupes de travail devraient être formés vers 2007. (http://www.dsm5.org).
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liste des cours
6.1 Objectifs généraux :
- Sensibiliser l’étudiant au rôle primordial du médecin généraliste en santé mentale :
· Établir un diagnostic positif d'un trouble mental et le différentier d'un trouble organique
· Savoir prendre en charge d’emblée les pathologies psychiatriques dans leur forme
mineure
· Apprendre à prodiguer les premiers soins devant une urgence psychiatrique (confusion,
tentative de suicide, agitation...)
. Être en mesure d'assurer, en collaboration avec le psychiatre, un suivi thérapeutique des
malades chroniques au long cours
· Orienter et donner des conseils aux parents des malades
· Effectuer un dépistage précoce des troubles mentaux
· Promouvoir la santé mentale
- Permettre à l'étudiant de retenir l’essentiel d’un cours à savoir :
. Retenir l'aspect de grande fréquence ou de gravité dans certaines pathologies
psychiatriques rencontrées dans la pratique médicale quotidienne
. Restituer clairement les données cliniques et diagnostiques d'un trouble mental
. Apprendre des conduites à tenir pratiques devant un sujet atteint d'une affection
psychiatrique
5AM 22
6.2- Programme et Objectifs spécifiques
6.2.1- Généralités sur les troubles mentaux :
- Connaître les concepts et les définitions des Troubles mentaux
- Comparer les classifications de la pathologie psychiatrique (classique, DSM IV et CIM
10)
- Retenir les facteurs étiopathogéniques du Trouble mental et leur aspect multiple
6.2.2- Les troubles névrotiques (Troubles anxieux):
- Connaître les concepts et les définitions de base
- Différencier l’anxiété normale de l’anxiété pathologique
- Reconnaître et diagnostiquer les différents troubles névrotiques :
6.2.2.1- Trouble panique
6.2.2.2- Trouble anxiété généralisée (TAG)
6.2.2.3- Trouble phobique
6.2.2.4- Trouble obsessif compulsif (TOC)
6.2.2.5- État de Stress Post Traumatique (Post Traumatic Stress Disorder: PTSD)
6.2.2.6- Troubles Hystériques (Trouble Dissociatif et Trouble Somatoforme)
- Retenir l'étiopathogénie de ces troubles névrotiques
- Apprendre la conduite à tenir appropriée devant chacun de ces troubles névrotiques
6.2.3- Les troubles psychotiques :
6.2.3.1 Les psychoses délirantes aigues:
a) Trouble psychotique aigu:
- Définir les aspects cliniques, catégoriels, évolutifs, et pronostiques
- Définir les critères de diagnostic différentiel
- Décrire les aspects thérapeutiques
b) Trouble schizophréniforme:
- Définir les aspects cliniques, catégoriels, évolutifs, et pronostiques
- Définir les critères de diagnostic différentiel
- Décrire les aspects thérapeutiques
c) Réaction psychotique brève:
- Définir les aspects cliniques, catégoriels, évolutifs, et pronostiques
- Définir les critères de diagnostic différentiel
- Décrire les aspects thérapeutiques
6.2.3.2 Les schizophrénies
- Définir les aspects cliniques communs
- Définir les critères de diagnostic différentiel avec les autres psychoses
- Décrire les différents sous-types cliniques des schizophrénies
- Décrire les aspects catégoriels, évolutifs, et pronostiques
- Décrire les aspects thérapeutiques
6.2.3.3- Les délires paranoïaques
- Définir les aspects cliniques communs des délires paranoïaques
- Définir les critères de diagnostic différentiel avec les schizophrénies
- Décrire les différents sous-types cliniques des délires paranoïaques
- Décrire les aspects catégoriels, évolutifs, et pronostiques
- Décrire les aspects thérapeutiques
6.2.3.4- Autres troubles psychotiques chroniques
- Définir les Autres troubles psychotiques chroniques
5AM 23
- Décrire les aspects des Autres troubles psychotiques chroniques
6.2.4- Les troubles de l’humeur :
6.2.4.1 Généralités:
- Définir l'humeur
- Différencier l’humeur normale de l’humeur pathologique
6.2.4.2 La dépression
- Diagnostiquer un état dépressif
- Diagnostiquer les formes cliniques en particulier la dépression masquée
- Décrire le traitement d'un état dépressif
6.2.4.3 La manie
- Diagnostiquer un état maniaque
- Retenir les mesures thérapeutiques d’un état maniaque
6.2.4.4 La psychose maniaco-dépressive (PMD)
- Définir la PMD
- Décrire les aspects diagnostics de la PMD
- Apprendre les schémas de prescription d'un traitement thymorégulateur
6.2.5- Les troubles fonctionnels :
- Savoir poser le diagnostic positif d’un trouble fonctionnel après avoir éliminé une
affection organique
- Spécifier le diagnostic étiologique psychiatrique du trouble fonctionnel
- Prendre en charge un trouble fonctionnel
6.2.6- Les psychoses organiques :
6.2.6.1 La confusion mentale
- Reconnaître et diagnostiquer une confusion mentale
- Préciser les diverses étiologies (en majorité organiques)
- Décrire la prise en charge d’urgence symptomatique en attendant un traitement
étiologique
6.2.6.2 Les démences
- Reconnaître et diagnostiquer un état démentiel
- Préciser les diverses étiologies
- Apprendre les mesures thérapeutiques et d’assistance d'un état démentiel
6.2.6.3 Les troubles liés à l’état gravido-puerpéral
- Diagnostiquer et reconnaître les caractéristiques cliniques et évolutives spécifiques
des troubles psychiatriques liés à la puerpéralité
- Connaître les facteurs de risque et les aspects étiologiques
- Savoir mettre en place un traitement approprié
- Retenir les principales mesures psychoprophylactiques
6.2.7- Les personnalités pathologiques (Psychopathie et État limite):
- Définir des personnalités pathologiques
- Décrire leurs aspects cliniques et évolutifs
- Savoir poser le diagnostic positif et différentiel des personnalités pathologiques
- Connaître le traitement des personnalités pathologiques
6.2.8- Les troubles des conduites sexuelles :
- Connaître les aspects généraux des conduites sexuelles
- Bien décrire les dysfonctions sexuelles chez l’homme et chez la femme
5AM 24
- Apprendre les cadres étiologiques psychiatriques des différents troubles sexuels
- Retenir les principales perversions sexuelles
- Apprendre les principes de traitement des troubles des conduites sexuelles
6.2.9- Les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale et boulimie):
- Savoir définir les troubles des conduites alimentaires (anorexie mentale et boulimie)
- Bien décrire la clinique des troubles des conduites alimentaires
- Savoir poser le diagnostic des troubles des conduites alimentaires
- Connaître l’évolution et l’étiopathogénie de l’anorexie mentale et de la boulimie
- Apprendre le traitement de l’anorexie mentale et de la boulimie
6.2.10- Les conduites addictives (toxicomanie, alcoolisme):
a) Toxicomanie
- Connaître les concepts et les définitions de base (types d'usage, tolérance, sevrage...)
- Retenir les différents types de toxicomanie
- Connaître l’étiopathogénie des toxicomanies
- Décrire les complications somatiques et psychiatriques des toxicomanies
- Diagnostiquer les urgences somatiques et psychiatriques liées à l’abus des substances
psychoactives
- Établir une conduite à tenir devant les différents problèmes médicaux liés à l’abus des
substances psychoactives
- Acquérir les principes de base sur la prévention
- Orienter et conseiller les patients et leurs familles
b) Alcoolisme
- Connaître les concepts et les définitions
- Décrire les aspects cliniques des diverses conduites alcooliques
- Bien connaître les complications somatiques et psychiatriques de l'alcoolisme
- Retenir les diverses modalités de prise en charge du sujet alcoolique
6.2.11- La médecine psychosomatique :
- Savoir définir l’acception « Médecine psychosomatique»
- Retenir les avantages de pratiquer la médecine selon le concept psychosomatique
- Savoir décrire les aspects psychologiques et psychiatriques des principales maladies
dites psychosomatiques
- Comprendre et retenir les schémas explicatifs étiologiques des maladies dites
psychosomatiques
- Apprendre la conduite à tenir appropriée face aux maladies dites psychosomatiques
6.2.12-Les urgences psychiatriques :
- Retenir les particularités cliniques et thérapeutiques des urgences psychiatriques
- Savoir prendre en charge une agitation: diagnostic clinique et nosographique,
conduite à tenir adéquate avec chimiothérapie
- Savoir prendre en charge une tentative de suicide: diagnostic clinique et
nosographique, traitement rapide aussi bien somatique que psychiatrique
- Apprendre la conduite à tenir devant une crise aigue d’angoisse: diagnostic positif,
diagnostic différentiel et traitement urgent
6.2.13- La psychiatrie de l’enfant :
6.2.13.1- Introduction à la pédopsychiatrie
- Retenir les éléments des généralités
5AM 25
- Retenir les particularités de l'examen psychiatrique de l'enfant
6.2.13.2- Le retard mental :
- Bien définir le retard mental
- Savoir reconnaître les instruments d’évaluation et les capacités adaptatives du retard
mental
- Apprendre la clinique et poser le diagnostic du retard mental
- Apprendre les étiologies endogènes et précocement acquises du retard mental
- Connaître les principes de la prise en charge du retard mental
6.2.13.2- Les psychoses infantiles :
- Bien définir les psychoses infantiles
- Connaître les deux classifications classique et moderne des psychoses infantiles
- Apprendre les aspects cliniques des psychoses infantiles (psychoses précoces et
psychoses à extériorisation tardive)
- Savoir poser le diagnostic et connaître les principes de prise en charge des
psychoses infantiles
6.2.13.3- Les troubles névrotiques de l’enfant:
- Bien définir les troubles névrotiques chez l’enfant
- Apprendre la clinique des manifestations anxieuses, phobiques, obsessionnelles et
hystériques chez l’enfant
- Apprendre la définition, la clinique et la conduite à tenir chez un enfant souffrant
d’une énurésie
6.2.14- Les thérapeutiques psychiatriques :
6.2.14.1- Les antidépresseurs
- Retenir la liste des antidépresseurs courants
- Apprendre leurs présentations, leurs indications et contre-indications et leurs effets
secondaires
6.2.14.2- Les tranquillisants et hypnotiques
- Connaître les tranquillisants fréquemment utilisés, leur présentation, leurs
indications et contre-indications
- Retenir les effets secondaires des tranquillisants en particulier le syndrome de
sevrage aux benzodiazépines ainsi que le syndrome d’intoxication
benzodiazépinique
- Connaître les hypnotiques usuels
6.2.14.3- Les neuroleptiques
- Connaître les principaux neuroleptiques, leur présentation, leurs indications et
contre indications
- Retenir les effets secondaires des neuroleptiques et leurs corrections
- Bien mémoriser l'accident rare mais grave des neuroleptiques: le syndrome malin
(symptomatologie et conduite à tenir)
6.2.14.4- Les thymorégulateurs
- Retenir la liste des thymorégulateurs
- Apprendre le schéma de prescription des thymorégulateurs: sels de lithium etcarbamazépine
6.2.14.5- psychothérapies et sociothérapie
- Retenir les éléments techniques principaux d’une psychothérapie de soutien
- Énumérer les autres techniques de psychothérapie
- Citer quelques principes de la sociothérapie
5AM 26
6.2.15- Psychiatrie de catastrophe et de situations d'exception
- Savoir repérer les troubles psychiques immédiats et post-immédiats
- Apprendre à dispenser les premiers soins à leur égard
6.2.16- Législation et psychiatrie :
- Connaître les trois formes de mise en observation selon le Dahir du 30 avril 1959
- Connaître les trois formes d’hospitalisation selon le Dahir du 30 avril 1959
- Comprendre l’intérêt de la mise en surveillance médicale (ambulatoire)
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