août 02, 2005
Tuberculose au MAROC
PROGRAMME NATIONAL DE LUTE ANTI-TUBERCULEUSE
DESCRIPTION DU PROBLEME
Comme dans beaucoup de pays à revenu intermédiaire et à développement humain moyen, la tuberculose demeure un problème majeur de santé publique au Maroc. En 2004, 26780 nouveaux cas de tuberculose toutes formes ont été dépistées, ce qui correspond à un taux d’incidence de 87 nouveaux cas pour 100 000 habitants.
Au Maroc la tuberculose est une maladie de l’adulte jeune : 70% des cas ont un âge compris entre 15 et 45 ans. 55 % des cas de tuberculose, toutes formes surviennent chez l'homme. La tuberculose est particulièrement fréquente dans les zones les plus urbanisées et les plus peuplées du Maroc. Ce sont les populations des plaines à l'Ouest de la chaîne montagneuse de l'Atlas qui sont les plus affectées. L'incidence dans certaines de ces régions, comme les plaines du Gharb et du Saïss, est de l'ordre de 140 nouveaux cas pour 100.000 habitants par an. Le risque de tuberculose est également élevé dans les grandes villes; par exemple, 20% des nouveaux cas de tuberculose sont notifiés à Casablanca où l'incidence peut dépasser 140 nouveaux cas pour 100.000 habitants par an dans certaines de ses préfectures.
LE PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE ANTITUBERCULEUSE (PNLAT)
La lutte contre la tuberculose a été toujours considérée par notre département comme une intervention sanitaire prioritaire. La LAT au Maroc est organisée dans le cadre du Programme National de Lutte Antituberculeuse (PNLAT). Le nouveau programme antituberculeux a été révisé pendant l'année 1990. Il a été mis en œuvre dans toutes les provinces à partir de janvier 1991. Afin de réduire de façon notable la transmission du bacille tuberculeux dans la population, le PNLAT s'était fixé comme objectifs, pour l'an 2000, de dépister 80% des cas de tuberculose pulmonaire à microscopie positive (TPM+) qui existent dans la population et d'en guérir 85%. Pour ce faire la Stratégie DOTS (directly observed treatment) de l'Organisation Mondiale de la Santé a été introduite au Maroc dès 1991.
LES ACQUIS
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L'engagement des pouvoirs publics à lutter contre la tuberculose.
- Le financement des différentes activités du PNLAT.
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La gratuité de toutes les prestations en matière de tuberculose.
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L'adhésion à la stratégie DOTS a permis au Maroc de transformer en quelques années un programme «vertical» et spécialisé en programme décentralisé, de plus en plus intégré aux soins de santé de base.
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Les activités de dépistage des sources d'infections se sont intensifiées par le développement des prestations des services de lutte antituberculeuse.
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La disponibilité des médicaments, l'utilisation de la chimiothérapie de courte durée sous supervision directe et la gratuité des soins ont fait augmenter l'adhérence des malades au traitement.
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Le PLAT marocain avait atteint en 1995 les objectifs assignés par le programme mondial à tous les pays pour l’an 2000 : plus de 70% des cas de TPM+ sont dépistés et plus de 85% des cas sont guéris.
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La prise en charge des cas de tuberculose chronique et multi résistante selon une stratégie standardisée et bien codifiée «stratégie DOTS plus» avec disponibilité des médicaments antituberculeux de troisième ligne et qui sont cheres et indispensables pour le traitement de ces cas.
Le PNLAT du Maroc est considéré comme un programme modèle de lutte contre la tuberculose pour les pays à revenu faible et à forte prévalence tuberculeuse.
LES TENDANCES EPIDEMIOLOGIQUES
La diminution de l'incidence des cas de TPM+ depuis 1996 suggère une diminution de la transmission du bacille tuberculeux dans la population. Ceci est corroboré par les tendances évolutives de certains indicateurs épidémiologiques. En effet de 1980 à 2004, il a été relevé une diminution significative de l'incidence de la primo-infection tuberculeuse chez les individus de moins de 15 ans, cette incidence a diminué de trois fois et demi en 2004 par rapport au début des années 1980, une augmentation progressive de l'âge moyen des malades tuberculeux qui est passé de 28 ans en 1980 à 33,4 ans en 2004 et une diminution de l'incidence de la TPM+ dans les tranches jeunes de la population associée à son élévation dans les tranches plus âgées.
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