juillet 30, 2005

Sclérose En Plaques

Sclérose En Plaques (SEP), une maladie et deux noms.En France, nous parlons de SEP (Sclérose en Plaques) et dans les pays anglo-saxons de MS (Multiple Sclerosis).
Aujourd’hui avec plus de 70 000 malades en France (1 pour 800 habitants) la sclérose en plaques est la plus commune des maladies neurologiques de l’adulte jeune.

Elle se manifeste brusquement entre 20 et 40 ans, mais aussi parfois avant l'âge de dix ans, et frappe principalement une population jeune et féminine (60% des cas). La SEP se manifeste par la destruction progressive de la gaine protectrice des fibres nerveuses, la myéline, qui permettent la transmission des informations qui partent du cerveau vers les autres parties du corps.

Elle évolue généralement par poussées. Celles-ci, imprévisibles, laissent le malade dans l’incertitude du lendemain et l’angoisse permanente de la récidive. Les lésions provoquent des troubles neurologiques moteurs, visuels, de l’équilibre, des sensations et des difficultés urinaires, sphinctériennes et sexuelles.

La SEP n’est ni contagieuse, ni héréditaire, ni ne se transmet par voie génétique.

La SEP nous concerne tous: plus d’un foyer sur quarante est touché par la sclérose en plaques et plus de 2000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.


Introduction à la sclérose en plaques
La SEP est une maladie inflammatoire évolutive touchant le cerveau et la moelle épinière. Elle débute chez l'adulte jeune (autour de 30 ans, deux femmes pour un homme) et évolue souvent de façon caractéristique par poussées (aggravation) entrecoupées de périodes de rémissions (stabilisation).
La cause précise de la SEP reste inconnue. Il existe une prédisposition génétique (risque un peu plus grand pour les membres de la famille d'un sujet atteint) mais la SEP n'est pas une maladie héréditaire.
On connaît mieux le mécanisme qui conduit aux lésions : c'est le système de défense immunitaire de l'individu qui se retourne contre l'organisme lui-même. On pense actuellement qu'un agent extérieur (un virus sans doute) infecterait les individus pendant leur enfance et que, suite à un facteur déclenchant non identifié et en présence de facteurs génétiques favorisants, cet agent se " réveillerait ", déclenchant la maladie.
Les lésions du système nerveux peuvent se traduire par des signes multiples : paralysies, troubles de l'équilibre et de la coordination des mouvements, contractures musculaires, troubles urinaires (incontinence) et sexuels, douleurs, troubles visuels, très grande fatigabilité qui fait que le rythme des personnes atteintes doit être respecté (alternance de périodes d'activité et de repos, éviter l'exposition à la chaleur - soleil ou bain chaud - qui augmente la fatigue). Enfin, des troubles psychoaffectifs (difficulté de concentration, de mémoire, dépression, contrôle moindre des émotions) peuvent se rencontrer, surtout après une longue évolution. Le handicap, qui associe plus ou moins ces éléments, est donc très variable mais le retentissement familial et social est souvent important à cause de l'âge d'apparition de la maladie, et de son évolution imprévisible.
La gravité de l'atteinte dépend de l'évolution de la maladie, qui se fait classiquement par alternance de poussées et de rémissions. Les poussées correspondent à l'apparition de nouveaux signes (exemple : paralysie) qui vont régresser, le plus souvent de façon incomplète. Puis suit une phase de rémission pendant laquelle la maladie semble inactive. La répétition des poussées aboutit à l'accumulation des séquelles. En fait, à côté de cette forme " classique ", l'évolution est plus souvent progressive (aggravation continue plus ou moins rapide sans poussées), dès le début de la maladie ou après une phase de poussées/ rémissions.
Un certain nombre de traitements sont utilisés, surtout pour diminuer l'intensité des poussées. Beaucoup d'espoirs naissent actuellement d'essais de nouveaux médicaments.

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