septembre 10, 2005

INSUFFISANCE CARDIAQUE

CAUSES ET FACTEURS DE RISQUE

L'insuffisance cardiaque n'est pas une conséquence inévitable du grand âge !

L'insuffisance cardiaque peut avoir de nombreuses causes parmi lesquelles une coronaropathie, une contrainte trop importante supportée par le cœur (dont l'origine est une hypertension artérielle installée depuis longtemps), ou une anomalie des valves cardiaques.

Les causes les plus fréquentes d'insuffisance cardiaque sont les suivantes :

  • Une coronaropathie (y compris des antécédents de crise cardiaque)
  • L'hypertension artérielle
  • Une cardiomyopathie congestive
  • Une myocardite (infection ou inflammation du muscle cardiaque)
  • L'alcool
  • Les toxiques

Certaines personnes sont plus susceptibles de développer une insuffisance cardiaque que d'autres. Personne ne peut le prédire de façon sûre, mais il existe des facteurs de risques qu'il ne faut pas ignorer. Nous pouvons agir sur certains de ces facteurs et pas sur d'autres. Bien connaître les facteurs de risques et consulter un médecin pour un traitement précoce constituent une bonne stratégie de prise en charge de l'insuffisance cardiaque.

La coronaropathie est la cause la plus fréquente d'insuffisance cardiaque, celle-ci est donc intimement liée aux principaux facteurs de risque de la coronaropathie qui comprennent :

  • L'hypercholestérolémie (hyperlipidémie)
  • Le tabac
  • L'hypertension
  • Le diabète
  • L'obésité

Les autres causes sont :

  • Une cardiomyopathie - maladie du muscle cardiaque
  • Une maladie des valves cardiaques
  • Une maladie cardiaque congénitale
  • Des arythmies (rythmes cardiaques anormaux)

Même si chacun de ces facteurs peut potentiellement augmenter votre risque, il se peut que vous ne souffriez jamais d'insuffisance cardiaque. Seul votre médecin peut poser un diagnostic définitif, à l'aide d'un certain nombre d'examens qui permettent d'exclure ou de confirmer l'insuffisance cardiaque.

Souvenez-vous, un diagnostic et un traitement précoces sont extrêmement importants pour la réussite du traitement de n'importe quelle pathologie médicale.

Dernière mise à jour: 27 décembre 2004

SYMPTOMES

L'insuffisance cardiaque n'est pas toujours apparente. Dans les tout premiers stades d'insuffisance cardiaque, certains peuvent ne présenter aucun symptôme. Et d'autres imaginent que la fatigue et l'essoufflement sont de simples signes de vieillissement.

À cause de l'incapacité de leur cœur à faire circuler efficacement le sang et à fournir de l'oxygène aux organes comme les reins et le cerveau, les insuffisants cardiaques peuvent souffrir d'un certain nombre de symptômes parmi lesquels :

  • Un essoufflement
  • Un gonflement des pieds et des jambes
  • Un manque d'énergie, une sensation de fatigue
  • Un sommeil difficile la nuit dû à des problèmes respiratoires
  • Une toux avec des expectorations " mousseuses "
  • Un ventre ballonné et sensible, une perte d'appétit
  • Une augmentation des mictions nocturnes
  • Une confusion, une altération de la mémoire

Classification des symptômes d'insuffisance cardiaque
L'insuffisance cardiaque est souvent classée en fonction de la sévérité de la limitation à l'effort. La New York Heart Association classe les insuffisances cardiaques en Classe I, II, III ou IV. Les médecins et les publications médicales utilisent communément cette classification pour décrire la gravité de l'insuffisance cardiaque et l'efficacité du traitement. La classification est fondée sur des symptômes ressentis lors d'efforts

EXAMENS DIAGNOSTIQUES

  un ou plusieurs des examens suivants :

Cathétérisme cardiaque : une petite quantité d'un colorant spécial est injectée dans votre ventricule gauche et l'image radiographique résultante (un angiogramme) montre la silhouette du ventricule gauche avant et après la contraction ce qui permet de mesurer sa fraction d'éjection (FE).

Échocardiogramme (écho) : les ondes ultrasonores émises par l'appareil d'échographie sont réfléchies par le cœur. Leur analyse permet de reconstruire une image de la structure interne du cœur et de déterminer la qualité de sa fonction de pompage. Comme une échographie peut généralement être réalisée au cabinet du médecin, cet examen est le plus économique et le plus pratique pour mesurer la fraction d'éjection.

Électrocardiogramme (ECG) : un enregistrement graphique de l'activité électrique cardiaque permettant de déterminer notamment le schéma d'activation du cœur et la fréquence cardiaque. Pour enregistrer un ECG, des électrodes sont placées sur le thorax et sont reliées par des fils à un enregistreur. Cet examen est généralement effectué au cabinet du médecin ou à l'hôpital. Il permet d'identifier certaines arythmies spécifiques

ECG d'effort ou épreuve d'effort. un enregistrement graphique de l'activité électrique cardiaque pendant l'effort. Cet effort peut être réalisé sur un vélo ergométrique, un tapis roulant, ou à l'aide de médicaments qui reproduisent les conséquences de l'effort. Cet examen permet de déterminer si l'exercice entraîne une arythmie ou s'il l'aggrave. Il peut également montrer que le sang n'arrive pas en quantité suffisante pour alimenter le muscle cardiaque (ischémie).

Enregistrement Holter (ECG sur 24 à 72 heures) : un dispositif qui enregistre l'activité électrique cardiaque pendant 1 à 3 jours. Cet examen peut être pratiqué lorsque l'ECG ne révèle rien mais que l'on suspecte qu'une arythmie est responsable des symptômes.

Des électrodes sont placées sur le thorax. Elles sont reliées par des fils à un enregistreur portatif qui peut être fixé à un sac à main ou à la ceinture.

Enregistreur électrocardiographique externe : un appareil qui enregistre l'activité électrique pendant un mois maximum. Pendant cet examen, le patient porte l'appareil autour de la taille ou au poignet. Quand les symptômes surviennent, le patient appuie sur un bouton de l'appareil pour enregistrer l'activité cardiaque à cet instant précis.

Enregistreur électrocardiographique implantable : un dispositif qui enregistre en continu l'activité électrique cardiaque pendant 14 mois maximum. Ce petit dispositif est placé sous la peau au cours d'une opération sous anesthésie locale qui dure environ 20 minutes. Lorsqu'un symptôme apparaît, le patient place un activateur portatif en regard de l'enregistreur. Plus tard, un médecin analyse les informations enregistrées.

L'épreuve d'inclinaison (Tilt Test) : cette épreuve essaie de reproduire les conditions de déclenchement de l'arythmie. Elle permet au médecin de comprendre comment la pression sanguine, la fréquence et l'activité électrique cardiaques sont modifiées lors du passage de la position couchée à la position debout. Le patient est installé sur une table, reçoit des médicaments, et la table est inclinée selon différents degrés. Cette épreuve dure généralement de 20 à 45 minutes.

L'exploration électrophysiologique (EEP) : une EEP peut être effectuée lorsque l'on a identifié ou lorsque l'on suspecte que le patient présente une tachyarythmie (trouble du rythme caractérisé par une fréquence élevée) ventriculaire. Cet examen a lieu dans un laboratoire spécial de l'hôpital et peut durer de 1 à 3 heures : il aide à localiser et à déterminer le type d'arythmie et permet d'évaluer les options thérapeutiques possibles.

Au cours d'une exploration EP, le patient est mis sous sédatifs et de petits cathéters sont placés dans son cœur. Le rythme du coeur stimulé électriquement par le cathéter est enregistré. Cet enregistrement interne est souvent comparé à un enregistrement externe (grâce à des électrodes placées sur le thorax et le dos du patient) réalisé simultanément.

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