septembre 03, 2005

T D M

TOMODENSITOMÉTRIE APPLIQUÉE À L'ÉTUDE DE L'ENCÉPHALE

2.1. Principe

Utilisation d'un faisceau diaphragmé de rayons X qui est déplacé autour du volume à examiner. Il y a décomposition fictive en coupes de ce volume. A l'intérieur de chaque coupe, l'appareil par construction, réalise une décomposition matricielle en volumes élémentaires appelés voxels. Pour chacun de ces voxels, le système cherche à mesurer la densité électronique, c'est-à-dire à quantifier le comportement radiologique. Ceci est obtenu par compilation dans un calculateur des mesures de l'atténuation des faisceaux X émergents, réalisés au niveau de détecteurs. Les mesures sont réalisées au cours de mouvements de rotation autour de la coupe à analyser :

* la réalisation de ce mouvement prend du temps (2 à 6 secondes).

* la réalisation des mesures est par conre quasiment instantanée (1 million de mesures - quelques millIièmes de secondes).

A la fin de l'acquisition des mesures, on dispose de résultats exprimés en unités Hounsfield de densité électronique.

De façon arbitraire mais logique, on a donné :

* à l'eau, la d. = 0,

* à l'os, la d. = + 1000,

* à l'air, la d. = - 1000,

Dans cette échelle de densités :

* les principaux tissus ont des densités comprises entre + 30 et + 50.

* la graisse a une densité de - 100.

* le sang extravasé (hématome)+ 60.

* les calcifications + 100 à + 300.

Cette méthode est donc plus sensible que la radiologie conventionnelle pour différencier, au niveau du comportement radiologique, des structures difficiles à séparer autrement.

Cependant, les résultats exprimés en chiffres ne sont pas d'une utilisation très pratique. On reporte donc les résultats suivant une échelle de gris sur un moniteur de télévision en mettant des teintes dans la grille matricielle de départ.

On obtient donc une image restituant l'anatomie et colorée en fonction des valeurs trouvées par le calcul.

En pratique, il est facile de modifier les caractéristiques de l'image par la réalisation de fenêtres de visualisation plus ou moins larges autour de niveaux modulables sur l'échelle des densités.

De même, chaque voxel de l'image peut être analysé isolément ou en groupe et sa densité retranscrite sur l'écran, exprimée en unités Hounsfield.

 : profil droit.

 : Face haute.

 : Rocher dans les orbites.

  Fronto-sous-occipitale (Worms)

  Axiale (Hirtz).

  sinus maxillaire (Blondeau).

 : Face haute.

 

 2.2. Résultats

La sémiologie s'exprime donc en :

* Isodensité : ce qui se rapproche du gris le plus moyen du moniteur de télé.

* Hypodensité : ce qui est moins dense, restitué en noir sur l'écran.

* Hyperdensité : ce qui est plus dense, restitué en blanc sur l'écran.

On peut améliorer la sensibilité de la méthode et rechercher une modification des densités par l'utilisation de produits de contraste. Le plus utilisé est l'iode introduit par voie veineuse pour lequel existe :

* un temps vasculaire,

* un temps interstitiel,

particulièrement intéressant au niveau cérébral où il y a une barrière hémato-encéphalique qui s'oppose au passage de l'iode dans l'interstitium cérébral.

Cette BHE n'existe par contre pas au niveau des autres parenchymes qui se renforcent globalement quel que soit leur état, normal ou pathologique.

Ces résultats expliquent qu'un examen associe :

* des séquences sans et avec injection.

* parfois des séquences complémentaires :

- coupes coronales,

- coupes fines focalisées.

Au niveau de l'encéphale, la localisation anatomique est bonne. L'existence de densités particulières (sang) justifie l'utilisation de la TDM en technique de première intention, d'accès aisé, en particulier en traumatologie ou dans les accidents vasculaires cérébraux.

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